Comme Lui… : nous ne voulons rien vivre d’autre que ce qu’a vécu le Seigneur Jésus disant que sa nourriture était de faire la volonté du Père. Cette attitude, nous désirons la faire nôtre chaque jour davantage et c’est pourquoi nous désirons que toute notre vie lui soit donnée et soit sous son regard. L’obéissance, c’est alors d’accepter de mettre toute notre vie sous le regard d’un autre ainsi que fait le Christ avec son Père.

Vivre l’obéissance dans le monde

Vivre dans le monde exige parfois de prendre des décisions rapides sans avoir pu en parler auparavant. Il convient alors de vérifier qu’elles étaient bien inspirées par l’Esprit du Christ. C’est pourquoi nous tenons au moins à mettre notre décision et ses motifs sous le regard d’un autre, à les faire en quelque sorte « authentifier ».

Pour une décision de plus d’envergure, nous avons à cœur d’en parler auparavant, avec nos responsables ou avec notre groupe. Ils ne nous diront pas que faire mais leur interpellation nous aidera à voir plus clair pour discerner en vérité à quoi nous appelle Celui que nous voulons suivre.

 

Séculière, notre obéissance est d’abord disponibilité au Seigneur, écoute et service des hommes, accueil des événements de la vie du monde, service du peuple de Dieu. Elle nous unit toujours davantage à l’obéissance filiale de Jésus-Christ et nous fait ainsi entrer dans son mystère.

L’obéissance du Christ à son Père l’engage tout entier au service du Royaume. Pour ce service, il assume la condition humaine et les événements qui ont marqué son histoire. Fidèle jusqu’au bout à son engagement, il se fait obéissant jusqu’à la Croix, se livre à la mort et de son côté ouvert répand « des fleuves d’eau vive » (Jn 7, 38).

Par notre fidélité de tous les instants nous sanctifions cette portion du monde et du temps où nous sommes insérées. Notre obéissance se manifeste dans notre volonté de travailler au salut des hommes, dans l’amour de tous et surtout des pauvres et des pécheurs, dans le courage pour entreprendre et l’humilité pour servir. De cette manière nous participons aux sentiments du Cœur de Jésus-Christ et à la Mission du véritable et unique Pasteur.

Parce que nous voulons suivre Jésus qui a refusé pour lui-même le pouvoir dominateur, notre obéissance doit être prophétique. Elle est une contestation permanente du pouvoir comme privilège ou domination. Elle nous incite à exercer, nous aussi, le pouvoir comme un service et à œuvrer pour que, dans le monde et dans l’Église, il en soit de même.