Voici le témoignage d’une de nos soeurs. Après quelques années dans l’Institut, présentant sa demande d’engagement perpétuel, elle dit ce qui l’a attirée dans un institut séculier. Au-delà des paroles qui sonnent si « lumineuses », sans doute faut-il entendre combien ce qui fonde son désir est, finalement, l’attachement au Christ.

 

Le Christ Rédempteur (by Chensiyuan, CC 4.0)

Qu’est-ce que cela signifie de vivre une consécration séculière ?,

Pour moi, cela veut dire vivre dans le monde au milieu des épreuves et des défis sans me laisser prendre par eux. Mes voeux m’ont libérée et les frères et soeurs – parmi lesquels je vis – peuvent me voir faire face aux mêmes combats quotidiens qu’eux, mais dans la paix intérieure. Je peux sentir leur peine et leurs douleurs, et je peux danser, chanter et me réjouir avec eux et tout remettre à l’amour de notre Dieu.
Pourrais-je vivre cela librement dans une communauté religieuse ? Je ne le sais pas. Je sais seulement que plus je suis dans le monde avec d’autres, plus je suis appelée à les servir humblement, eux et notre Dieu. Je pense que Jésus aurait lui aussi fait partie d’un institut séculier, et Marie sa mère également.

 

Ce que tu trouves dans l’Institut du Coeur de Jésus, n’aurais-tu pas pu le trouver ailleurs ?

J’ai trouvé un foyer dans l’Eglise, une résidence pour mon esprit. Aurais-je pu les trouver ailleurs ? Peut-être que oui, mais je crois que je suis où Dieu m’a conduite. Je me souviens encore de cette décision d’entrer en formation… des larmes de joie disaient oui alors que mon coeur battait d’excitation parce qu’il battait maintenant en harmonie avec mon Seigneur et mon Dieu.

 

Trouver la juste forme de vie consacrée est-il facile ?

J’ai attendu huit ans pour trouver la forme juste de vie consacrée. Je devenais de plus en plus consciente de mon désir d’appartenir à une communauté de même esprit et coeur que les miens. Je me sentais loin de tant des mes pairs qui cherchaient la relation avec un partenaire pour mettre au monde des enfants et les élever. J’ai toujours été attirée à servir et à être avec de nombreuses personnes et non avec un seul homme. Au début, je pensais que j’étais maudite et j’ai appris d’un très saint abbé bénédictin que c’était une bénédiction… la bénédiction d’une vie appelée au célibat. Mon coeur devait être partagé avec beaucoup.